Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis CC0 irhis-recherche@univ-lille.fr Vivre sous l'occupation : illégalités, collaborations et résistance Pour la 9e session des Journées de Bondues, le choix s’est porté sur un thème d’apparence classique « Vivre sous l’Occupation » que Dominique Veillon a particulièrement bien analysé. Mais, pour la zone interdite, la recherche d’Alain Petit mise à part au même titre que quelques monographies urbaines, les travaux demeurent peu nombreux. Surtout, aucune recherche n’a été conduite sur la problématique que soulèvent la guerre et l’occupation de la région : illégalité, collaboration, résistance.
Un constat d’évidence s’impose : la vie de chacune et de chacun est très profondément perturbée et la « vie d’avant » que regrettent les témoignages ne semble pas restaurable dans l’immédiat. À cet égard, le Journal de guerre de Denise Delmas-Decreus, une jeune institutrice affectée à Hazebrouck, offre des éclairages lucides et pertinents sur le ressenti des populations civiles. L’exode des populations locales a dispersé souvent des familles qui tentent de se retrouver tandis que d’autres attendent le retour de « l’absent » c’est-à-dire du prisonnier. La répétition des bombardements et la vie quotidienne dans des paysages de ruines entraînent le déplacement fréquent puis forcé de celles et ceux que les autorités évacuent des zones littorales ou des sites stratégiques pour la durée de la guerre. Les aléas du ravitaillement dessinent également la réalité quotidienne puisqu’il est notoirement insuffisant et de qualité très irrégulière...

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3728 2024-03-19 Robert Vandenbussche Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Culture, occupation et résistance en Belgique et dans le nord de la France Les historiens de la première Guerre mondiale, ont forgé le concept de « culture de guerre » pour désigner les phénomènes culturels que fait naître le premier conflit mondial : essor de la propagande, d’idéologies marquées par l’intensité et la violence, mise en valeur du « héros ». En choisissant ce thème « Culture, occupation, résistance » nous souhaitons, en référence à 1914-1918 poser cette interrogation : la Seconde Guerre mondiale engendre-t-elle également une « culture de guerre » ? Cette question peut surprendre car les conjonctures ne se ressemblent pas. La « culture de guerre » naît et se développe à partir de sociétés en guerre dont le territoire est libre d’invasion ou d’occupation et d’États qui n’ont conclu aucun armistice et qui exploitent la culture pour justifier leur combat. L’État français, en 1940, en choisissant la collaboration avec l’Allemagne nazie, ne se met pas en situation d’aider à la diffusion d’une culture de guerre analogue à celle de 1914-1918 et encourage plutôt la soumission de la société française aux exigences de l’occupant. Néanmoins, dans sa volonté de conduire la « révolution nationale », il se propose de combattre une démocratie républicaine méprisée et de mener, en quelque sorte, une offensive intérieure après avoir suspendu la guerre extérieure. Il n’hésite pas à utiliser l’art et la culture sous toutes leurs formes pour y parvenir. C’est cette perspective que le colloque de Bondues s’est efforcé d’appréhender...

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3723 2024-03-11 Robert Vandenbussche Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Fortune et infortune d’un maître : Watteau et sa réception Le tricentenaire de la mort de Watteau, en 2021, ne faisait pas partie des commémorations nationales et de la programmation du musée de Valenciennes. Deux événements ont toutefois marqué cette année : l’un à Paris, le colloque organisé au Petit Palais les 6 et 7 novembre 2021 L’univers de Watteau : Réseau(x) et influence(s) autour d’Antoine Watteau (1684-1721) ; l’autre à l’université de Lille qui a décidé de relever le défi, une fois éloignée la menace de la pandémie, en organisant la présente journée d’études.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/7526 2024-01-30 Patrick Michel, Chang Ming Peng et François Robichon Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Administrer la ville dans et hors les murs Le présent ouvrage est donc le résultat du colloque d’Amiens des 21 et 22 juin 2018, intitulé : Administrer la ville dans et hors les murs, continuité(s) ou rupture(s) ?
Ladite rencontre a donné lieu à quatorze communications s’organisant en cinq thématiques majeurs qui permettent d’appréhender la société urbaine médiévale dans une grande partie de sa globalité, à savoir : le commerce et l’économie, la défense militaire et sécuritaire, la défense et son impact urbain, la perception et occupation des espaces, et la justice.
Douze de ces interventions ont été retenues pour ces actes qui sont ici réorganisés en quatre parties : la défense militaire et la sécurité, la défense et son impact urbain, la perception et occupation des espaces, et la justice.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/6729 2022-09-19 Mathieu Béghin et Catherine Xandry Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Apprentissage, travail et création Cette publication rassemble quelques unes des communications du séminaire Apprentissage, travail et création 2017 et des journées d'études des 11 décembre 2017 et 29 mai 2018

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3928 2021-11-24 Delphine Bière, Marc Gil, Pauline Prevost-Marcilhacy et Valentina Sapienza Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Histoire d'objets extra-européens : collecte, appropriation, médiation L’IRHiS-UMR 8529 (Univ. Lille, CNRS) a organisé à l’université de Lille le 25 novembre 2016 une première journée d’étude consacrée aux collections extra-européennes dans les musées d’Europe du Nord-Ouest. Cette rencontre, au cours de laquelle sont intervenus des conservateurs de musées, des chercheurs et des doctorants de France et de Belgique, a donné lieu à une publication en ligne : https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3279. À travers les différentes contributions proposées, il a été possible de saisir l’histoire de la constitution et de la présentation de collections ethnographiques muséales en Europe du Nord-Ouest ainsi que les problématiques et les enjeux divers qui en découlent. Il s’agissait de faire prendre conscience à la fois aux chercheurs et aux pouvoirs publics de la nécessité de mieux considérer ces collections, de les valoriser aux yeux du plus grand nombre et de permettre un accès facilité aux chercheurs.  
Lors de cette deuxième édition, une place plus large a été donnée à l’histoire d’objets extraeuropéens issus de collections muséales européennes. À l’heure où les demandes de restitutions se font toujours plus pressantes, il devient indispensable de mieux connaître l’origine des collections et de re-contextualiser les objets. Le principe de cette publication a été de demander aux intervenants de choisir un objet extra-européen ou une collection d’objets extraeuropéens en particulier, peu importe l’origine géographique, et d’en raconter l’histoire : quels sont les propriétaires, quelles sont les conditions de sa collecte (instructions, cadre normatif, activité prédatrice, hasard, simple acquisition monnayée, etc) ; quel est l’usage et quelle est la signification de l’objet dans son contexte ethnographique ; comment a lieu le passage du statut de spécimen ethnographique à celui d’œuvre d’art. Il a également été demandé de préciser la situation de médiation dans laquelle les objets choisis sont placés et les améliorations possibles pour mieux valoriser les artefacts, au moment où la volonté de « décoloniser » les musées est toujours plus palpable.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/5892 2021-03-05 Thomas Beaufils et Chang Ming Peng Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
La recherche sur le patrimoine et les outils numériques à l'épreuve de l'expérimentation  

Ce volume regroupe les communications de la journée d’étude organisée le 12 septembre 2019 à l’université de Lille dans le cadre de la Structure fédérative de recherche « Numérique & Patrimoine ». Elle a accueilli des jeunes chercheurs, doctorants et docteurs, historiens, historiens de l’art, archéologues et architectes, appelés à partager leurs expériences sur l’utilisation des outils numériques pour la connaissance et la valorisation du patrimoine. À ce titre, les sept contributions réunies dans cet ouvrage constituent autant d’études de cas reflétant la diversité des méthodes mises en œuvre afin d’apporter un éclairage nouveau sur leur objet d’étude.

Adaptation et expérimentation sont les maîtres-mots de ces contributions qui présentent les raisons qui amènent à privilégier un outil plutôt qu’un autre et à en adapter l’usage. Elles soulignent l’apport et les perspectives que ces outils offrent à la recherche dans les domaines des sciences du numérique et du patrimoine, un domaine qui ne cesse de se développer et qui s’ouvre de plus en plus aux jeunes chercheurs.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/4787 2020-07-08 Nicolas Asseray Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Lettres italiennes de Claire de Gonzague, comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503) La correspondance italienne de Claire de Gonzague, conservée essentiellement dans les Archives de Mantoue, rassemble de très nombreux sujets éclectiques qui traduisent les préoccupations publiques et privées des Gonzague et des Bourbon-Montpensier. Si ceux-ci sont le plus souvent évoqués dans le style informel, naturel et spontané de lettres familiales, toutefois quelques missives sont rédigées dans une prose baroque qui s'orne d'images hyperboliques témoignant d'une vénération pour Dieu, le roi de France et surtout pour son frère François, héritier de la lignée princière.

Ces échanges épistolaires font état notamment de la relation particulièrement intense qui unit la comtesse et son frère, une tendresse qui se traduit par des petites phrases affectueuses empreintes d'une admiration qui ne se démentira jamais. Les liens affectifs de Claire avec ses jeunes soeurs sont presque aussi vifs et des relations très cordiales unissent les deux beaux-frères, Gilbert et François, qu'aucun événement politique, aussi grave soit-il, ne viendra rompre par la suite.

La correspondance révèle également le jeu diplomatique joué par la comtesse à partir de 1494, lorsque Gilbert, lieutenant-général de l'armée française, accompagne le roi Charles VIII dans sa descente en Italie, conflit au cours duquel son époux devra s'opposer à son frère, à la tête de la Ligue de Venise. Ce rôle politique va s'accentuer après son veuvage, lorsqu'il lui faudra défendre sa patrie face à la volonté de Louis XII de s'emparer des petits États qui constituent l'héritage de sa grand-mère Valentine Visconti.

Puisse la publication de cette correspondance contribuer à éclairer cette période confuse marquée par la première campagne d'Italie et faire connaître cette princesse mantouane qu'un destin atypique a conduit à devenir une des premières ambassadrices de la Renaissance italienne.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3647 2020-05-06 Claire Pierrart Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
La Résistance en France et en Belgique occupées (1914-1918) Si les combattants, du fait de l'intensité des batailles et du nombre de ceux qui y sont engagés, concentrent l'intérêt historique, les populations des « régions envahies » en France du nord et du nord est et en Belgique, inventent quelques formes « d'une résistance sans armes » selon les termes utilisés dès les années 1920. Aide à l'évacuation des soldats qui veulent éviter la captivité, recherche de renseignements sur des objectifs militaires, publication des journaux clandestins, illustrent quelques-unes des pratiques de civils volontaires qui s'engagent au sein d'une population hostile au travail pour l'Allemand malgré les difficultés de la vie quotidienne.

Quelques noms ont échappé à l'usure du temps. Gabrielle Petit ou Édith Cavell en Belgique, Léon Trulin, Eugène Jacquet, Louise de Bettignies, en France du Nord, offrent des exemples de ce patriotisme qui agit de part et d'autres de la frontière.

Cette publication est le fruit des recherches menées par des historiens français et belges qui ont confronté leurs analyses au cours de la cinquième journée d'études bisannuelles tenue, en partenariat la ville et le Musée de la Résistance de Bondues, en janvier 2010.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3312 2018-11-27 Robert Vandenbussche Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Arts premiers dans les musées de l’Europe du Nord-Ouest (Belgique, France, Pays-Bas) Les arts premiers semblent n’avoir été représentés que rarement dans la peinture ou la littérature du Moyen âge à la fin du 18e siècle. Difficile à attester, il est cependant certains que des sculptures et objets « exotiques » faisaient bien partie de la cargaison des navires marchands européens. Les pièces les plus fragiles, celles en bois, ont souvent disparu victime du temps, alors que les ivoires font partie des artefacts les mieux conservés parmi ces artificialia : « Les collections ethnologiques, incluses dans ces lieux, ont rarement bien survécu. De temps à autre des écrits, postérieurs en gardent trace. Ainsi le fils d’André Tiraqueau, ami et protecteur de Rabelais, détenait une collection africaine du début du siècle, mais perdue depuis. Quelques années plus tard Charles le Bold rechercha et acheta des pièces africaines en 1489, à l’embouchure du Congo, pour le compte du roi du Portugal. Parmi elles se trouvaient des sculptures en ivoire et des étoffes en fibres végétales. Il apparaît quasiment impossible de connaître la date d’arrivée en Europe » indique Josette Rivallain, maître de conférences au Muséum national d'histoire naturelle (« Cabinets de curiosité, aux origines des musées », Outre-mers, 2001, Volume   88, p. 20). Repérer la mention d’objets ethnographiques dans les archives de cette période n’est guère plus simple, la provenance géographique de ces objets hétérogènes amassés pèle mêle n’étant souvent pas indiquée. Un des cabinets de curiosités les plus connus est celui du physicien hollandais Bernadus Paludanus (1550-1633) qui constitua une collection d’ethnographie africaine en 1580 à Enkhuizen aux Pays-Bas. La réflexion sur les artefacts non occidentaux prit une nouvelle envergure/dimension au début du 19e siècle. On assista alors à la naissance d’un changement de regard vis-à-vis de ces objets qui désormais furent classés et décrits par leurs possesseurs.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3200 2018-11-05 Thomas Beaufils et Chang Ming Peng Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Se vêtir à la cour en Europe 1400-1815 C’est à la cour, lieu du paraître par excellence, que s’exprime le plus la préoccupation des sociétés pour les apparences. Que signifie la façon de se vêtir dans cette « société du spectacle » ? Le paraître vestimentaire y est un puissant moteur de pratiques culturelles qui touchent au corps et à l’identité. Il active toute une économie du luxe et alimente la dynamique des échanges entre les cours européennes. Cet ouvrage aborde le vestiaire des princes et de leurs courtisans entre 1400 et 1815, en plein essor de la société curiale. Les souverains ont été parmi les premiers à avoir pris conscience du pouvoir de l’habit et l’ont porté au plus haut degré de raffinement. Se vêtir, c’est aussi régner et gouverner. Loin d’être figé par un système contraignant de codification des apparences, l’habit de cour se définit en fonction de la mode dans laquelle il joue un rôle décisif, notamment en matière de circulations internationales. Élément d’une culture matérielle somptueuse du passé, l’habit de cour perdure dans notre culture visuelle. Sur les podiums de la haute couture ou à l’écran, il reformule des apparences qui relevaient, en leur temps, elles aussi, de la performance des corps et des textiles.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/72 2018-10-21 Isabelle Paresys et Natacha Coquery Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Places fortes des Hauts-de-France –1– Ce cinquante-septième volume de la collection IRHiS regroupe les communications des premières journées d'études consacrées aux places fortes de la région Hauts-de-France. Ces journées ont été organisées les 6 et 7 octobre 2016 par le Service régional de l'Archéologie Hauts-de-France (Direction régionale des Affaires culturelles, Pôle Patrimoines et Architecture) et l'Institut de recherches historiques du Septentrion (UMR 8529, Univ. Lille, CNRS). Elles ont accueilli universitaires, historiens, archéologues, doctorants et associatifs qui ont présenté actualités et recherches inédites sur les places fortes du littoral et de l'arrière-pays (Pas-de-Calais et Somme).

Les treize contributions réunies dans cet ouvrage reflètent la diversité des champs d'investigation de la fortification médiévale et moderne et offrent des éléments de réflexion à l'élaboration future d'une synthèse régionale commune. Elles livrent les résultats de plusieurs opérations archéologiques récentes, préventives (motte et château de Saint-Omer, château d'Hardelot et donjon de Bours) et programmées (enceinte urbaine de Boulogne-sur-Mer, châteaux de Boves, d'Eaucourt-sur-Somme, d'Étaples et de Fressin, porte de Montrescu à Amiens). Elles présentent les conclusions de recherches thématiques (les origines du château en Picardie occidentale à travers les exemples de Méaulte, Démuin, Airaines, Clairy et Toutencourt, la fortification des faubourgs amiénois, les embrasures de bouches à feu du château de Montcavrel, des remparts de Montreuil et de la motte de Guînes). Enfin, elles exposent les objectifs des programmes de recherche – en cours ou à venir – des villes fortifiées de la région (Ardres, Béthune et Thérouanne).

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/813 2018-05-22 Thomas Byhet et Christine Aubry Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Florilège des Cahiers de doléances du Pas-de-Calais 1789 : Dans les futurs départements du Nord et du Pas-de-Calais, plus de trois mille assemblées se réunissent pour rédiger des cahiers de doléances et élire des députés en vue des Etats Généraux du royaume de France.

1899 : Premier centenaire de la prise de la Bastille. La République qui s’enracine veut faire connaître les cahiers de doléances. L’œuvre commencée au plan national avec la publication des Archives parlementaires se poursuit dans notre région. Archivistes et historiens se mettent au travail. H. Loriquet publie les cahiers de doléances du Pas-de-Calais ; A. de Saint-Léger et Ph. Sagnac publient les cahiers de la Flandre maritime.

1989 : Une grande partie des cahiers du département du Nord reste inédite. Les ouvrages anciens ne sont plus disponibles. La connaissance de la société française à la fin de l’Ancien Régime a beaucoup progressé. L’enseignement de l’histoire requiert des documents. Un large public recherche des sources régionales sur la période révolutionnaire.

La région Nord/Pas-de-Calais et le Centre d’Histoire de la région du Nord et de l’Europe du Nord-Ouest se sont associés pour proposer une publication consacrée aux cahiers de doléances.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3098 2018-05-22 Dominique Rosselle et Jean-Pierre Jesenne Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Les parlementaires du Nord-Pas-de-Calais sous la III<sup>e</sup> République Ce livre est l’aboutissement d’une enquête entreprise au plan national depuis près de dix ans dans le cadre d’une unité de recherches associée au CNRS (URA 1016), enquête portant sur les parlementaires français de la Troisième République. Il est en effet apparu à ses promoteurs que ce personnel demeurait assez mal connu malgré l’existence de dictionnaires biographiques, tel celui dirigé par J. Jolly qui repose avant tout sur une documentation imprimée, ainsi que sur les renseignements communiqués par les intéressés, et qui met l’accent par ailleurs sur les travaux des parlementaires dans les assemblées. Si les biographies concernant des figures célèbres sont assez nombreuses, le député moyen reste mal connu et les travaux de synthèse en sociologie politique demeurent assez rares. Ils font peu appel aux méthodes de la prosopographie permettant de replacer les individus dans leur environnement familial, social et culturel et de suivre leurs itinéraires.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/3044 2018-05-19 Jean-Marc Guislin, Jean-Pierre Florin et Bernard Ménager Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
L'américanisation en Europe au <span style="font-variant:small-caps;">xx</span><sup>e</sup> siècle : économie, culture, politique. Volume 1 « Américanisation » est un mot entré de plus en plus dans le langage courant qui exprime des réalités fort diverses. Ce volume analyse les rapports entre l'Europe et l'Amérique selon une vision macro-économique large. De l'Espagne à la Finlande, de la Grande-Bretagne à l'Union Soviétique, les différents chapitres de ce livre montrent comment le modèle américain fut une référence autant pour les entreprises qu'aux trois niveaux politique, économique et culturel. Ils abordent pour cela le sujet selon quatre grands thèmes qui sont : les prémices de l'américanisation avant 1945 ; la dimension politique du projet de l'Amérique, les voies spécifiques de l'américanisation, l'enjeu propre des pays de l'Europe de l'Est.

Ils présentent une analyse de la première phase du processus d'américanisation durant laquelle l'introduction du système américain de production revêt un caractère exceptionnel. Ils montrent comment dans l'entre-deux-guerres, une moindre présence américaine au niveau politique est compensée par leur intervention sur le double plan de l'économie et de la technologie. Ils insistent sur le tournant majeur que constitue la Seconde Guerre Mondiale après laquelle les États-Unis programment désormais les transferts culturels et technologiques ainsi que de leurs valeurs et de leur modèle d'organisation sociale. Ils insistent sur l'accueil alors réservé à cette démarche, consistant à la fois en un accueil enthousiaste et une très forte résistance. Ce livre montre aussi l'existence de décalages chronologiques dans le transfert des diverses composantes du modèle américain. Dans la plupart des pays européens, le modèle de consommation de masse a pénétré plus vite que les technologies, les modèles d'organisation de la production et de la gestion de l'entreprise. Il confirme également que l'hégémonie américaine se nourrit d'une relation de dialogue avec l'Europe. L'américanisation consiste davantage en une adaptation sélective, en une hybridation qu'en une adoption.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/1871 2018-05-02 Isabelle Lescent-Giles, Dominique Barjot et Marc de Ferrière Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Americanisation in 20<sup>th</sup> Century Europe: business, culture, politics. Volume 2 This volume makes an important contribution to debates about American interactions with Europe in the Twentieth Century. It interrogates current understandings of ‘Americanisation’ and aims to produce new and fruitful departures for future research and discussion. The approach adopted uses the broadest possible view of American influence, encompassing the whole of the micro-economic sphere, and including not only companies, but also consumers and business cultures in general.

Taken together, the individual chapters confirm the importance of the US as a reference point for European businesses and consumers. At the same time, they cast fresh light on the complexity of the ‘Americanisation’ process, which was always more than a simple one-sided transfer or ‘export’ of ideas, and also point to the multiplicity of outcomes, ranging from outright rejection to the more usual selective acceptance. Above all, they reinforce the view that ‘Americanisation’ was a social phenomenon, involving real people in specific contexts, whether at company, industry or societal level, and motives that ranged all the way from the idealistic to the venal.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/1928 2018-05-02 Nick Tiratsoo et Mathias Kipping Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Fénelon, évêque et pasteur en son temps (1695-1715) François de Salignac de la Mothe-Fénelon naquit à Sainte-Mondane, en Périgord, au début de 1651. Son père, Pons de Salignac, d'ancienne gentilhommerie périgourdine, se débattait dans une gêne relative, comme bon nombre de représentants de la noblesse provinciale à la mi- xviie siècle, mais demeurait fort d'un efficace réseau de relations. L'oncle, François de Salignac, n'était-il pas évêque de Sarlat, un évêché sans doute un peu « crotté » (dès lors que l'on considère la munificence de l'évêché de Cambrai qui, plus tard, devait revenir au neveu), mais qui situait son titulaire au sein d'une nébuleuse influente ? Un autre oncle, le marquis de Fénelon-Magnac, était membre éminent de l'occulte mais active compagnie du Saint-Sacrement, fer de lance du militantisme dévot des élites, et très lié avec Saint-Sulpice, matrice du clergé français depuis les année 1640. Autant de tremplins précieux pour une carrière cléricale programmée et réussie, éclatante affirmation sociale en ce siècle qui était encore le « siècle des saints » : sans préjuger de son génie propre, Fénelon fut précocement destiné à devenir évêque.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2453 2018-05-02 Philippe Guinet et Gilles Deregnaucourt Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Député-paysan et fermière de Flandre en 1789. La correspondance des Lepoutre En mars 1789, Pierre-François Lepoutre, fermier à Linselles, est élu député de la gouvernance de Lille aux États généraux ; son élection constitue en elle-même un épisode révélateur de la dynamique politique dans laquelle la France est engagée. Notre paysan croyait sans doute rester quelques semaines à Versailles ; en fait, membre de l’Assemblée devenue nationale constituante, il séjourne au cœur de la France en révolution et reste deux ans et demi loin de la ferme des Wattines que dirige son épouse, Angélique Lepoutre-Delputte. Ainsi séparé, le couple échange près de 500 lettres.

Ce volume restitue fidèlement la majeure partie de cette correspondance exceptionnelle. Elle constitue une évocation très concrète de l’histoire générale de la Révolution tout en fourmillant de notations sur les préoccupations quotidiennes des députés. Mais cette correspondance à double sens permet aussi d’appréhender l’indéniable mise en mouvement des provinces par l’événement révolutionnaire. On perçoit bien la complexité des adhésions et des refus à l’égard du changement en cours, l’enchevêtrement des espoirs et des inquiétudes dans les campagnes flamandes qui ne sont pas aussi immédiatement antirévolutionnaire qu’on le prétend parfois. À côté des grands engagements et de la grave question religieuse, c’est une multitude de préoccupations qui s’enchevêtrent : des problèmes de subsistance à la contrebande, de la révolution brabançonne aux rumeurs de guerre, des contributions patriotiques aux problèmes des assignats. Par ailleurs, les lettres nous font pénétrer à la fois dans une exploitation agricole et dans la vie d’une famille de notables villageois. L’intensification de l’agriculture et la diversification des activités, l’importance des fêtes familiales et l’étendue du réseau de relations, où figurent bien des noms connus, le souci du député de sauvegarder son approvisionnement en beurre flamand et l’impatience de l’épouse, sur qui pèse lourdement cette longue séparation, constituent quelques fils conducteurs passionnants d’un document où chacun trouvera bien d’autres centres d’intérêt particuliers.

Pour faciliter la lecture, une introduction d’une quarantaine de pages, présente les principaux éléments du contexte national et régional ; des notes, un glossaire, un index des noms de personnes, une carte et des tableaux guident aussi la découverte.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2505 2018-05-02 Edna Hindie Lemay et Jean-Pierre Jessenne Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
La royauté et les élites dans l’Europe carolingienne (du début du <span style="font-variant:small-caps;">ix</span><sup>e</sup> aux environs de 920) À l’heure où se construit l’Europe du xxie siècle, il est bon de se pencher sur les expériences du passé. Aujourd'hui, l’économie a montré ses limites et l’on redécouvre les vertus unificatrices de la culture et la puissance des idéologies. L’expérience carolingienne, longtemps considérée comme inadaptée aux réalités de son époque et immanquablement vouée à l’échec, présente maintenant un caractère très moderne. Car s’il y a eu une Europe carolingienne, comme nous le pensons tous ici, elle est née de la volonté politique et des liens personnels tissés à travers tout l’empire, au moins autant que de la conquête ou du redémarrage de la croissance démographique et économique. Malgré l’insuffisance des moyens dont disposaient ses dirigeants, malgré les forces centrifuges et les particularismes ethniques, malgré les dysfonctionnements du système politique, malgré les invasions, l’Europe carolingienne a existé, et son rayonnement a dépassé les limites de l’ensemble politique fondé par ses dirigeants. Ce qui nous intéresse donc aujourd’hui, c’est de voir comment les autorités centrales ont réussi, au moins un moment, à faire adhérer les élites à leur projet, comment les uns et les autres ont joué des solidarités multiformes au gré de leurs intérêts, comment le consensus s’est finalement rompu, c’est le va et vient constant des relations de pouvoir entre le centre et la périphérie, entre les centres et leur périphérie, entre le haut et le bas de la pyramide aristocratique, entre les élites laïques et les élites ecclésiastiques.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2542 2018-05-02 Régine Le Jan Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Du Directoire au Consulat 3. Brumaire dans l'histoire du lien politique et de l'État-nation Ainsi, sur le plan scientifique, nous nous efforçons de progressivement approfondir notre compréhension d'un moment d'histoire, du Directoire au Consulat, entre l'an III (1795) et l'an X (1802), qui fut longtemps délaissé ou ramené à quelques clichés sommaires : instabilité directoriale, désordre, expansionnisme extérieur, triomphe guerrier puis consécration de Bonaparte et de l'ordre consulaire. Il s’agit de contribuer à la correction et à l’enrichissement de ces appréhensions en investissant ce que l’histoire de la Révolution française apporte de dynamique à une analyse du politique, des rapports sociaux, des relations entre les peuples qui n'écarte aucune dimension de ce moment révolutionnaire — Directoire et Consulat compris - où se concentrent et s'accélèrent les transformations de la société, de l'organisation politique, des représentations. Compte tenu de la place essentielle prise par les dynamiques politiques dans ces transformations, cette démarche supposait de placer les interrogations sur l'État-Nation au coeur de nos réflexions ; en même temps, nous souhaitions une histoire des pouvoirs qui ne soit confinée ni aux théories abstraites de la souveraineté, ni au fonctionnement du gouvernement central, mais qui inclût à la fois tous les niveaux de l'État et tous les citoyens, tous les enjeux des affaires collectives, ordre public comme résultats économiques, motivations religieuses aussi bien que relations entre les peuples. C’est cette démarche que nous avons voulu résumer en prenant pour fil conducteur de nos travaux le thème du Lien social et politique dans la Grande Nation. Il ne s'agit nullement de poser là une sorte d'idéal de relations interpersonnelles toujours apaisées, mais au contraire d'affronter la complexité, le mélange toujours renouvelé de conflits et de solidarités du « vivre ensemble », notamment dans les suites d'une révolution.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2604 2018-05-02 Jean-Pierre Jessenne Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Le peuple des villes dans l’Europe du Nord-Ouest (fin du Moyen Âge-1945). Volume II La compréhension d’une société ne peut ne réduire au suivi d’itinéraires individuels. Cela étant, nul ne conteste que les sociétés, même celles dominées par la stabilité ou la viscosité des processus de promotion sociale, peuvent céler des dynamiques familiales et des destins individuels que la quête prosopographique et des analyses de caractère anthropologique ont vocation à mettre en évidence. L’approche structurelle des groupes sociaux peut faire bon ménage avec la perception des trajectoires individuelles, familiales ou lignagères. Cette motion de synthèse que certains trouveront rapide ou commode ne nous exonère pas de nous interroger sur la validité scientifique du projet retenu.

Prétendre travailler sur une période de cinq siècles relève d’une certaine mesure de la gageure. Pour ne pas diluer l’objet de notre recherche, nous avons certes souhaité ne pas aborder les profondes mutations ayant affecté le monde populaire des villes au cours du dernier demi-siècle. Il demeure qu’entre le peuple du temps des ducs de Bourgogne et les milieux populaires qui à l’issue des épreuves de la seconde guerre mondiale, s’apprêtaient à vivre les longues heures des Trente glorieuses dans une Europe du Nord-Ouest devenue très majoritairement urbanisée, il paraît y avoir un abîme. Ce sera un des multiples enjeux de ce colloque bi-annuel que de dégager les continuités et les mutations, voire les ruptures.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2701 2018-05-02 Philippe Guignet Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Éducation, Religion, Laïcité (<span style="font-variant:small-caps;">xvi</span><sup>e</sup>-<span style="font-variant:small-caps;">xx</span><sup>e</sup> s.). Continuités, tensions et ruptures dans la formation des élèves et des enseignants Si Religion et Éducation sont longtemps indissolublement et étroitement liées, à la fois dans les contenus enseignes, dans les valeurs transmises et les missions fondamentales fixées à l'existence humaine, si les personnels des structures éducatives sont aussi très longtemps des religieux, il n'en demeure pas moins qu'un lent et sinueux processus de distanciation est mis en œuvre qui aboutit à leur séparation plus ou moins radicale. La sécularisation progressive des personnels de l'Instruction publique s'accompagne, à la fin du xixe siècle d'une laïcisation des contenus enseignés mais aussi des maîtres et des maîtresses de l'école publique. Plutôt que de revenir sur ces réalités générales, déjà fortement travaillées par les historiens, cet ouvrage, fruit de deux journées d'études organisées par Jean-François Condette au sein du Laboratoire IRHiS de l'Université de Lille 3 (UMR CNRS 8529) se propose de focaliser les analyses sur deux thématiques plus précises qui sont celle de la formation des enseignants et celle des tensions et conflits entre religions, éducation et laïcité. Faisant délibérément le choix de la longue durée, puisqu'elles couvrent une large période allant du xvie au xxe siècles, les 23 contributions proposées insistent à la fois sur les continuités, les ruptures et les tensions qui marquent les relations entre Religion et Éducation mais aussi sur les possibles « accommodement » et les phases de dialogue qui, moins connues, existent également.

Cet ouvrage s'intègre dans le Plan-Pluri-Formation (PPF) Éducation et Religion développé entre 2007 et 2010 par le laboratoire IRHiS-Lille 3, dirigé par les professeurs Jean-François Chanet et Philippe Guignet, et bénéficie du soutien financier de ce même PPF.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2757 2018-05-02 Jean-François Condette Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
De la mer du Nord à la mer Baltique. Identités, contacts et communications au Moyen Âge Au Moyen Âge, la mer du Nord a permis les contacts entre les populations de ses régions riveraines: les eaux séparant les îles Britanniques, le continent et la Scandinavie ne voyaient pas seulement se déplacer des missionnaires et des marchands, car c'est également de la mer que l'on vit arriver les vikings. La mer Baltique était en revanche beaucoup moins connue des auteurs occidentaux, qui étaient frappés par la multiplicité des peuples et des cultures qui en occupaient les rives : on mentionnait des ports de traite, des voyages de marchands, des populations aux coutumes étranges.

Comparer les espaces de la mer du Nord et de la mer Baltique en tant que zones de contacts au Moyen Âge est une tâche difficile : non seulement les spécialistes ne prennent que trop rarement connaissance de leurs recherches respectives, mais l'horizon international nécessite la prise en compte de traditions historiographiques dans une multitude de langues nationales. Ce volume présente les résultats d'un atelier interdisciplinaire tenu à Boulogne-sur-Mer en octobre 2009, qui a réuni des chercheurs d'Europe du Nord-Ouest (Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni) et du Centre-Est (Pologne et République tchèque) en soulignant les apports d'une nouvelle génération d'historiens et d'archéologues dans un domaine qui s'est radicalement transformé depuis une quinzaine d'années.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2803 2018-05-02 Alban Gautier et Sébastien Rossignol Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Pourquoi les sceaux ? La sigillographie, nouvel enjeu de l’histoire de l’art Les sceaux médiévaux offrent une innombrable collection d’images que les historiens de l’art ont, jusqu’ici, trop peu exploitée. Cet ouvrage tente d’appréhender la sigillographie comme un domaine d’étude à part entière de l’histoire de l’art et d’analyser ce processus d’appropriation. Fruit d’un colloque interdisciplinaire (Histoire de l’art, Histoire et Archéologie) organisé par l’Institut de Recherches Historiques du Septentrion de l’Université Lille 3, en partenariat avec les Archives départementales du Nord et la Société française d’héraldique et de sigillographie, il est venu clore la première campagne de l'Inventaire des sceaux conservés aux Archives départementales du Nord (2002-2008).

Les communications de vingt-neuf intervenants s’inscrivent dans trois axes principaux: l'Invention d’une discipline (De l’inventeur au chercheur), la Conceptualisation de l’image sigillaire et la Création artistique. Le dernier thème est décliné en deux domaines plus particuliers : Culture visuelle et art sigillaire, d’une part, où l’image est analysée comme outil et véhicule des stratégies emblématiques développées par les élites aristocratiques et patriciennes et les corps urbains, en tant qu’affirmation d’une identité en même temps qu’affirmation d’appartenance au groupe ; Transferts artistiques, appropriation, innovations, d’autre part, qui lient indiscutablement l’art sigillaire aux autres domaines des arts figurés et à l’architecture gothique.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2850 2018-05-02 Jean-Luc Chassel et Marc Gil Chassel Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Aéronautique, Marchés, Entreprises Emmanuel Chadeau, historien de l’économie, a laissé une œuvre originale. Spécialiste mondialement reconnu de l’histoire de l’aviation, il a exploré la genèse des grands programmes aérospatiaux européens (Concorde, Airbus, Ariane), mais aussi démonté les ressorts de l’économie de marché en France : persistance de l'entreprise familiale, organisation du commerce de détail, structuration des échanges, rôle économique de l’État, rapports entre décideurs publics et privés, etc. Le présent livre illustre la richesse du parcours intellectuel d’E. Chadeau :

- d’une part, il reprend ses principales contributions, souvent difficilement accessibles, parfois publiées pour la première fois en français, retrace sa carrière et son oeuvre foisonnante

- d’autre part, il rassemble une série d’articles inédits et de témoignages rédigés pour la circonstance par ses amis historiens et ses élèves, développant des thèmes qui lui étaient chers, de l'Ancien Régime à la fin du xxe siècle : étude de branches productives, stratégies et réseaux chez les milieux d’affaires de toutes envergures et les grands commis de l’État , économie des collectivités locales, enjeux mémoriels de l’histoire économique et sociale.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/2930 2018-05-02 Jean-Paul Barrière et Marc de Ferrière Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Femmes et pouvoirs des femmes à Byzance et en Occident (<span style="font-variant:small-caps;">vi</span><sup>e</sup>-<span style="font-variant:small-caps;">x</span><sup>e</sup> siècles) Le monde méditerranéen antique a inventé une forme culturelle qui a reçu le nom de polis en grec et de civitas en latin, d’où viennent en langues romanes les termes « politique » et « citoyenneté ». Dans cette structure, un groupe d’hommes, en principe originaires d’un territoire modeste, organisait sa vie par le moyen d’assemblées où seul le citoyen mâle avait droit à la parole et au vote. Si les femmes étaient maintenues à l’écart de ces institutions, elles avaient cependant une importance propre, non seulement dans d’autres sphères (domestique, religieuse), mais dans le domaine politique lui-même où leur fonction était essentielle. Plutôt que d’examiner du point de vue anthropologique et social la part limitée prise par des femmes dans les structures de pouvoir des civilisations de la Méditerranée antique, je voudrais examiner leur rôle dans la transmission de la qualité civique, c’est-à-dire dans la transmission de l’appartenance au groupe privilégié des citoyens. En tant que filles de citoyen ou — à Rome — comme affranchies d’un citoyen, elles pouvaient donner naissance à des enfants citoyens. Elles avaient donc une position fondamentale dans les lignées et dans la transmission du pouvoir civique.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/1614 2018-04-09 Jean-Marie Sansterre, Régine Le Jean, Alain Dierkens et Stéphane Lebecq Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Écoles et collèges dans le Nord à l'aube de la Révolution Pendant la période qui va de 1791 à l’an IX, l’Etat lance de nombreuses enquêtes sur l’instruction publique. Citons en particulier l’enquête de 1791-1792 à l’initiative du Comité d’instruction publique, l’enquête directoriale de l’an V voulue par François de Neufchateau, l’enquête de l’an IX décidée par Chaptal. Elles n’ont jamais fait l’objet d’une publication et d’une exploitation systématique pour le département du Nord. Mais leur existence est connue. Ce n’est pas le cas de l’enquête sur « les différens établissemens destinés à l’instruction de la jeunesse » que je publie. Celle-ci présente deux caractéristiques.

Lancée en octobre 1790 à l’initiative du directoire du département du Nord, elle est donc bien antérieure à la première grande enquête nationale sur l’instruction publique de 1791-1792. Elle est unique en son genre.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/888 2018-04-08 Philippe Marchand Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Florilège des Cahiers de doléances du Nord La région Nord / Pas-de-Calais et le Centre d’Histoire de la région du Nord et de l’Europe du Nord-Ouest se sont associés pour proposer une publication consacrée aux cahiers de doléances.

Au delà de la célébration, ce Florilège veut être utile pour un large public. Mais ses ambitions sont circonscrites. Le lecteur n’y trouvera pas l’ensemble des cahiers de doléances du Nord et du Pas-de-Calais mais une anthologie rassemblant des cahiers et des extraits de cahiers significatifs.

Trois critères ont dicté le choix. Pour les cahiers ruraux, les plus nombreux et les mieux étudiés à ce jour, nous proposons des exemples révélateurs de la vigueur variable des revendications et des modes de rédaction. Nous suivons ensuite les différents niveaux de la consultation : des communautés villageoises et des villes aux assemblées bailliagères des trois ordres. Enfin, il a semblé légitime de veiller, dans la limite des sources disponibles, à une représentation équitable des différents secteurs de chaque département.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/916 2018-04-08 Philippe Marchand Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
Église, vie religieuse et Révolution dans la France du Nord Il faut saluer la volonté des organisateurs de ce colloque d’un enracinement régional, en l’occurrence cette France du Nord, pour étudier l’« Eglise, la vie religieuse » pendant la Révolution. En ce sens, dans le cadre du GRECO no 2 se poursuivent et s’éclairent dans leur cohérence, dans leur projet méthodologique, dans l’approche neuve de thèmes apparemment rebattus par l’historiographie classique, les Actes du colloque international de Chantilly (27-29 novembre 1986) qui viennent de paraître sous le titre évocateur Pratiques religieuses, mentalités et spiritualités dans l’Europe révolutionnaire (1770-1820), Turnhout, Brepols, 1988, 777 p.

Aujourd’hui, à Arras, comme hier à Chantilly, tous les participants ont bien compris que la décennie révolutionnaire, dans sa force brutale et novatrice, dans l’explosion d’une « déchristianisation » qui semble en un instant tout submerger dans son flux dévastateur, puis se retire en découvrant des plages de mentalités et de pratiques religieuses plus fermes qu’on ne l’aurait cru de prime abord, devait être réinvestie en interrogeant l’amont et l’aval de ces dix ans. Tant il est vrai qu’à eux seuls, ils ne peuvent rendre compte des ruptures (vraies) et des continuités (parfois aussi tenaces que discrètes) d’un peuple provoqué dans sa foi et dans l’expression de son culte.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/981 2018-04-08 Alain Lottin Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion
La politique sociale du général de Gaulle Avant l’ouverture du colloque on pouvait légitimement s’interroger sur la pertinence du sujet ; je me suis moi-même posé la question. Cela avait-il un sens de faire de la pensée de Charles de Gaulle sur la société et son organisation l’objet d’une analyse distincte des autres aspects de sa réflexion ? Trouverait-on seulement dans ses écrits assez de textes pour nourrir une étude, dans son œuvre assez d’initiatives pour justifier un colloque qui leur soit entièrement dédié ? La réponse apparaît, au terme de la rencontre et en conclusion de tous les rapports et des interventions, à la fois positive et nuancée : elle se module selon les questions subsidiaires entre lesquelles se décompose l’interrogation majeure.

Première de ces questions : y a-t-il bien une pensée sociale du général de Gaulle ? Pour l’énoncer de façon plus concrète, quelle place a tenu dans ses préoccupations et sa réflexion ce qu’on appelait encore au temps de son adolescence la question sociale ? S’est-il à son propos composé un corps de doctrine et sous quelles influences ? A quel système a-t-il emprunté soit des principes d’analyse, soit des éléments de solution et d’organisation ? C’est à ce faisceau de questions que le colloque a consacré la meilleure part de ses travaux : c’est à les élucider qu’il a contribué le plus substantiellement. Résumons-en brièvement les apports principaux.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/irhis/1068 2018-04-08 Robert Vandenbussche, Jean-François Sirinelli et Marc Sadoun Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion fr Publications de l’Institut de recherches historiques du Septentrion