CNRS Éditions https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs CC0 cnrseditions@cnrseditions.fr An Atlas of Contemporary Egypt While several atlases of Ancient Egypt exist, no atlas of contemporary Egypt has yet been published. Thus, this work fills a void and offers the general public an illustrated panorama of Egypt at the beginning of the 21st century. Through the contributions of some fifty researchers, it presents in an accessible form the key facts and challenges that concern present-day Egypt in the realms of politics, economics, demographics, the environment, society and culture, and geopolitics. To this end, the Atlas relies on a wide array of previously unpublished sources, most especially maps, which help to unlock and interpret the results of the official Egyptian census of 2017, providing an up-to-date view of the country and a better understanding of Egypt today.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/58270 2023-07-17 Hala Bayoumi et Karine Bennafla CNRS Éditions en CNRS Éditions
Un monde commun Philosophie, sociologie, anthropologie, études littéraires, linguistique, histoire, géographie, psychologie, musicologie, esthétique, histoire de l’art, économie, sciences politiques, droit, archéologie… : les disciplines couvertes par les sciences humaines et sociales sont vastes et variées. À toutes incombent d’analyser, comprendre, décrire le monde et la façon dont les hommes, les femmes et plus largement le vivant l’ont habité, l’habitent et l’habiteront. Toutes partagent une réflexion sur un sujet rendu majeur par la crise environnementale, les bouleversements numériques, les inégalités sociales et les conflits : comment faire « monde commun », pour reprendre la formule de Hannah Arendt ?

L’ouvrage propose une centaine de contributions portant sur des questions contemporaines, qui font écho aux objectifs de développement durable identifiés par l’Organisation des Nations unies (la réduction de la pauvreté, des inégalités éducatives, la protection de la planète, etc.) et explorent la manière dont la recherche actuelle en sciences humaines et sociales y répond. Méthodes, hypothèses et théorisations, mesures et approches ethnographiques, analyses et exégèses constituent autant d’outils permettant aux lecteurs de penser, d’habiter, de réparer ou de transformer nos univers communs.

Un ouvrage richement illustré qui incarne une communauté de recherche dans toute sa diversité.    

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/57150 2023-05-30 Alexandre Gefen CNRS Éditions fr CNRS Éditions
La voie des idées ? L’ouvrage propose une approche synthétique sur un enjeu majeur de la philosophie moderne : le statut de l’idée et l’introduction de l’idéalisme à partir de la problématisation de la notion de représentation. Son enjeu est d’interroger, de ressaisir dans sa genèse, et de critiquer une thèse habituellement associée au problème de la connaissance à l’époque moderne, suivant laquelle l’idée est la médiation nécessaire entre la chose et l’esprit.
Le volume débute par la philosophie classique et les premiers éléments de la scolastique légués à la modernité, et il rejoint les enjeux actuels de la philosophie analytique. Il est distribué en deux grandes parties consacrées à l’ancrage classique de la question, puis à ses requalifications depuis le XVIIIe siècle, essentiellement dans les textes de langue anglaise mais aussi chez Diderot.
Le trajet proposé conduit de la conceptualisation cartésienne de l’idée et de sa fonction représentative, à l’examen des rapports entre sensation et représentation dans la philosophie de langue anglaise et, enfin, à la critique de l’idéalisme dans les théories du réalisme direct au XXe siècle.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48095 2022-07-13 Kim Sang Ong-Van-Cung CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Habermas et Foucault L’opposition entre Foucault et Habermas a donné lieu à l’un des moments légendaires de la philosophie sociale du XXe siècle. À juste titre sans doute, puisqu’il vit s’affronter deux conceptions de la nature et des finalités d’une analyse englobante de la société moderne qui ont compté parmi les plus riches et les plus cohérentes de l’après-guerre, étendant leurs ramifications dans de multiples directions : théorie du langage, conception de la subjectivité, épistémologie des sciences humaines, philosophie morale, étude des processus de rationalisation, élucidation du statut de la critique. L’objet de cet ouvrage est d’éclairer, dans toute leur richesse et leur diversité, les enjeux du différend entre Foucault et Habermas. Passé le temps des polémiques, demeure un dossier consistant dont l’exploration s’avère aujourd’hui décisive pour toute théorie de la société qui voudra concilier la pertinence historique et politique de son propos avec la conscience des fondements comme des limites de son propre discours.
Foucault et Habermas ont chacun à leur manière et en même temps développé le projet d’une interprétation de la modernité. L’histoire de la folie date de 1961 et L’espace public de 1962. Les contrastes et les différences sont patents : les héritages assumés, le choix des objets d’étude, les conclusions de chacun des philosophes opposent un Foucault « postmoderne » à un Habermas tenant d’une certaine continuation de la modernité. Surveiller et punir et Théorie de l’agir communicationnel entretiennent un rapport polémique poursuivi par voix interposées chez les disciples et les commentateurs.
L’ouvrage dirigé par Yves Cusset et Stéphane Haber introduit le lecteur à un parcours croisé et une confrontation de ces deux pensées contemporaines des plus vivantes. Il s’agit ici de la première étude d’ensemble sur les rapports de ces deux philosophes contemporains, parmi les plus importants de la seconde moitié du XXe siècle.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48312 2022-07-13 Yves Cusset et Stéphane Haber CNRS Éditions fr CNRS Éditions
L’empirisme logique à la limite Selon le structuralisme logique, le langage décrit la forme de notre expérience, mais le contenu de celle-ci reste inexprimable. Dans Forme et contenu (1932), Moritz Schlick, fondateur et figure centrale du cercle de Vienne, a défendu une version extrême de cette idée : niant que les intuitions entrent dans la connaissance, il ne rejette pas seulement le kantisme, mais met en péril les bases de son propre empirisme. Ce texte radical offre en outre un point de vue à partir duquel certains des débats fondamentaux de la philosophie du langage et de l’esprit du XXe siècle peuvent être reconsidérés d’un œil neuf.
Nous avons ainsi voulu explorer les différents aspects du problème de l’articulation du langage et de l’expérience tel qu’il est posé par Schlick, afin de préciser l’éventail des solutions disponibles.
Le présent livre, issu d’un colloque organisé en mars 2004 au Collège de France, est le premier ouvrage consacré à Schlick dans notre langue. Il examine les rapports entre la pensée de Schlick et la tradition kantienne (Kant, le néo-kantisme et le « kantisme analytique » de Sellars) ; puis, il la confronte à l’empirisme classique et à une autre variante de l’empirisme logique (Carnap) ; enfin, il s’interroge sur la thèse de l’inexprimabilité du contenu, au travers notamment d’une confrontation avec les idées de Wittgenstein (avec qui Schlick a longtemps entretenu un dialogue privilégié).

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48400 2022-07-13 Jacques Bouveresse, Delphine Chapuis-Schmitz et Jean-Jacques Rosat CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Le partage des idées Si la philosophie vise bien une vérité, elle ne peut être indifférente à sa communication. Le vrai doit être dit pour tous, car il vaut pour tous. Telle est la conviction des siècles démocratiques, héritiers des idéaux des Lumières. Mais comment être assuré qu’il sera compris ?
Les études ici réunies, consacrées aux Lumières et à l’ensemble romantique et idéaliste allemand, présentent plusieurs tentatives et reviennent sur leurs apories. Dans la lignée d’un rationalisme triomphant, les Lumières ont cherché à « populariser » la philosophie, privilégiant la clarté du discours. Mais cette pédagogie rencontre une double limite, qui tient à la simplification des contenus et à l’impossibilité d’éviter tout malentendu. En réaction aux illusions d’une communication accomplie sous le signe de la raison universelle, des stratégies alternatives ont vu le jour. De Kant à Fichte, de Hegel à Schlegel, Schelling ou Schleiermacher, les formes les plus diverses ont pu être essayées, trahissant la tension entre l’individualité de la forme et l’universalité de la prétention au vrai. On analysera ici le poème didactique, le fragment, le dialogue et le récit à partir de cas exemplaires où la philosophie s’approprie des genres hétérogènes comme le poème de Lucrèce, la maxime des moralistes français, le dialogue platonicien ou l’épopée homérique.
Entre le désir de science et la tentation de la littérature, la philosophie a exploré, des Lumières au romantisme, de multiples voies pour assurer sa communication. Réfléchissant sur les apories d’une pédagogie de la clarté autant que d’une réduction de la philosophie à l’écriture, l’ouvrage plaide pour un pluralisme des formes qui engage l’activité du lecteur.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48510 2022-07-13 Denis Thouard CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Spinoza « Je considérerai les actions et les appétits humains comme s’il était question de lignes, de surfaces et de solides. »
C’est une science de l’homme que construit Spinoza en ce début du XVIIe siècle. Une science nourrie des bouleversements dans les mathématiques, l’algèbre, la conception de l’infini.
Écrite sur le modèle des Éléments d’Euclide, l’Éthique n’a rien d’artificiel. Sa forme coïncide, au contraire, avec la neuve radicalité d’une pensée qui donne au désir toute sa puissance. Cette ambitieuse lecture de la philosophie de Spinoza comme science du salut engendre un appétit renouvelé de savoir.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48687 2022-07-13 Françoise Barbaras CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Adolf Reinach Comment la philosophie peut-elle penser le droit ? Qu’en est-il, particulièrement, de la prétention que j’émets à la possession de telle chose et de l’obligation que j’ai d’accomplir certains actes ?
Disciple parmi les plus remarquables de Husserl, premier phénoménologue à s’intéresser de près à la sphère juridique, Adolf Reinach (1883-1917), prématurément disparu, est l’auteur d’une théorie des « actes sociaux » dans laquelle on a pu voir une anticipation du « tournant pragmatique » opéré dans la philosophie du langage de John L. Austin.
Il restait à étudier cette entreprise exceptionnelle pour elle-même, mais aussi en relation aux grandes synthèses classiques (Kant) ou contemporaines (Kelsen) en matière de philosophie du droit. C’est ce que fait le présent ouvrage dirigé par Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan ; les contributions qu’il regroupe, dues aux meilleurs spécialistes, apportent un éclairage différent sur l’opposition usuelle entre droit naturel et positivisme juridique, et renouvellent entièrement les débats les plus actuels sur la légitimité et le contenu du droit.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48747 2022-07-13 Jocelyn Benoist et Jean-François Kervégan CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Hobbes et le sujet de droit La réflexion sur le droit peut-elle saisir son objet comme s’il se déployait dans une sphère autonome, ou bien doit-elle rapporter la logique juridique aux usages politiques qui en sont faits ? Partant de cette question, Hobbes et le sujet de droit met en lumière la rationalité juridique développée par Hobbes – rarement étudiée comme telle. Le philosophe rompt en effet avec les doctrines classiques de la loi pour penser l’autonomie du droit et le type de normativité qu’il instaure. Faisant de la volonté de l’individu la racine de l’ordre juridique institué, Hobbes construit une théorie inédite de l’obligation et une pensée du contractualisme centrée sur l’affirmation du sujet de droit, cette autre figure de la subjectivité.
Mais cette pensée d’un sujet fondateur de l’ordre politique n’engendre-t-elle pas de nouvelles formes d’assujettissement ? Inscrit dans un système représentatif, jouissant d’une liberté négative plutôt que d’une absence de dépendance, le sujet de droit n’en vient-il pas à consentir à sa propre servitude ? Telles sont les interrogations qui traversent cet ouvrage et orientent une lecture politique de ce moment décisif de la rationalité juridique moderne.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/48885 2022-07-13 Julie Saada CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Le gouvernement divin Dieu est, selon un article de foi universellement reconnu en islam, le souverain de l’univers, parce qu’il est son créateur et il gouverne le monde terrestre par l’intermédiaire de ses prophètes dont le meilleur est Muhammad (Mahomet).
C’est dans la théologie de Mullâ Sadrâ (m. 1640), le plus grand représentant du vaste courant philosophique et mystique contemporain de la dynastie des rois safavides, que Christian Jambet explore la souveraineté de Dieu. Il confronte cette théologie aux penseurs musulmans antérieurs, aux sources grecques et à leurs interprétations. Il examine les transformations par lesquelles une théologie intégrale de la souveraineté divine a conduit de nos jours à l’autorité du théologien juriste.
L’autorité des prophètes et des imâms, fondée sur une compréhension spirituelle du Coran et des traditions islamiques, s’exerce au nom de Dieu selon une stricte hiérarchie : un niveau supérieur, celui de l’épanouissement de la vie spirituelle et un niveau inférieur, celui de l’activité judiciaire.
À l’opposé de tout modèle de domination extérieure, la religion devient un exercice spirituel d’appropriation des sens cachés du Coran et un modèle de liberté intérieure. En un temps où les théologies islamiques les plus sommaires sèment la terreur, il est bon de connaître que les plus grands penseurs de l’islam, dont Mullâ Sadrâ, ont pensé les fondements de la foi islamique, les transformant en une quête impérieuse de la vie bienheureuse.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49032 2022-07-13 Christian Jambet CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Esquisse d’une Anthropo-logique Rien n’est plus essentiel à la réflexion de l’homme et à sa mise en œuvre que la question de sa condition. André Jacob propose ici une théorie du devenir humain, une Anthropo-logique nourrie de la linguistique de Gustave Guillaume et de l’épistémologie de Jean Piaget, passant du corps à un Sujet façonné par la langue. Elle vise, par-delà les philosophies de la conscience issues du Cogito cartésien, à passer de l’opérativité linguistique à une figuration de la condition humaine déterminant un Schéma anthropo-logique.
L’auteur montre comment, après plus de trois siècles de philosophies de la conscience, la prise en compte de forces et d’opérations inconscientes réfère l’expérience humaine à des espaces et à des temps qui offrent de passer de la vie au sens en fondant éthiquement notre vie.
Une approche novatrice dans le paysage philosophique français qui renouvelle la critique de la métaphysique et de l’anthropocentrisme.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49112 2022-07-13 André Jacob CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Elizabeth Anscombe Elizabeth Anscombe (1919-2001) est l’une des grandes philosophes britanniques du XXe siècle. Influencée par Aristote et la scolastique médiévale, mais surtout par son maître Ludwig Wittgenstein, elle a renouvelé les débats en philosophie de l’action et en philosophie morale.
L’action est un sujet de perplexité pour le philosophe car, irréductible à un mouvement sans agent, elle engage une volonté, des intentions et des valeurs morales. Elle se situe donc entre philosophie de l’esprit et philosophie morale : préciser le rôle de la volonté et des intentions dans l’action nous éclaire sur les degrés de responsabilité – en particulier morale – de l’agent.
Dès lors, comprendre comment s’intriquent la spontanéité de l’action et sa dimension téléologique devient un enjeu majeur de la philosophie.
L’esprit en pratique explique pourquoi la philosophie de l’esprit selon Anscombe doit opérer un détour par la philosophie de l’action et décrire le « mental » dans ce qu’il a de visible. Mais aussi pourquoi toute considération sur l’éthique impose de s’appuyer sur une vision claire des motifs de l’action et du type d’agent qui en est le moteur. En s’inscrivant pleinement dans les débats actuels sur la subjectivité, l’intentionalité, la responsabilité, la philosophie d’Anscombe renouvelle en profondeur la notion d’intention.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49185 2022-07-13 Valérie Aucouturier CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Descartes et la précarité du monde La révocation en doute du monde sensible et intellectuel n’est-elle qu’une méthode ? Ce serait réduire les Méditations métaphysiques à un pur exercice. Ne s’agit-il pas plutôt d’une expérience fondamentale, offrant l’intuition de l’inconsistance de tout ce qui l’entoure ? Cette précarité n’est que relative car Dieu et l’être s’imposent au sujet comme une réalité incontestable, impossible à refuser. Au-delà de cette distinction de l’être et du mondain, cet ouvrage qui revisite toute l’œuvre de Descartes découvre la toute-puissance de Dieu comme clé d’une nouvelle ontologie, empruntant des éléments au néoplatonisme renaissant.
Au lieu de rechercher la nature du discours cartésien (est-il métaphysique ou non ?), Thibaut Gress croise histoire et spéculation, réintroduisant Descartes dans son temps, discutant en permanence avec de nombreux et célèbres commentaires, de Gouhier à Brunschvicg. Une relecture nourrie et subtile, éloignée de toute approche réductrice, en particulier heideggérienne. Un Descartes renaissant et humaniste.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49325 2022-07-13 Thibaut Gress CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Husserl. La science des phénomènes Edmund Husserl (1859-1938) a fondé une discipline nouvelle, la phénoménologie, où il développe une analyse descriptive des actes de la conscience intentionnelle (perception, imagination, souvenir, conscience d’autrui, etc.).
Avec le premier livre des Idées directrices pour une phénoménologie pure et une philosophie phénoménologique (1913), Husserl définit la phénoménologie transcendantale comme « science des phénomènes ». Il expose la méthodologie de la pratique phénoménologique et conçoit un ambitieux programme de recherche : la description des actes de conscience doit permettre de révéler les structures essentielles de la subjectivité transcendantale. Ce faisant, Husserl ne crée pas seulement une nouvelle discipline philosophique. Il ouvre aussi la voie à une ambitieuse « refondation » des sciences empiriques et réaffirme la nécessité d’un certain rationalisme, tout à la fois théorique et éthique.
Cet ouvrage explicite et interroge ce projet d’une « science des phénomènes », en examinant un à un chacun des paragraphes des Idées directrices. Commentaire de cette œuvre majeure, il constitue aussi une introduction à l’œuvre d’Edmund Husserl et à la phénoménologie elle-même.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49420 2022-07-13 Antoine Grandjean et Laurent Perreau CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Fin de la philosophie politique ? Que valent les formes de pensée traditionnelles face à l’apparition des régimes totalitaires ? La démocratie a-t-elle présenté des lacunes favorisant l’émergence en son sein de tels régimes ? Que devient l’idéal de progrès, de bonheur et de liberté des citoyens ?
Leo Strauss et Hannah Arendt ont tous deux affronté ce dilemme et posé la question de la portée de la philosophie politique. C’est leur démarche, strictement parallèle mais radicalement opposée, que Carole Widmaier confronte dans une étude stimulante : du constat de la crise à leur parcours dans l’histoire de la pensée et à leur rapport respectif à la tradition et à la modernité.
Tandis que Strauss invite à réhabiliter l’idée classique d’une nature humaine, Arendt montre la nécessité d’abandonner cette idée pour approcher l’existence humaine et ses différentes modalités. D’une part la défense d’un mode de vie philosophique retiré, la recherche de la vérité, de l’autre le « souci du monde » et l’attention à l’événement.
Une réflexion salutaire pour affronter les maux de la modernité et s’ouvrir au changement politique.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49610 2022-07-13 Carole Widmaier CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Hegel au présent. Une relève de la métaphysique ? Quel rapport Hegel entretient-il avec la métaphysique ? Cette question engage un jugement quant à la nature des convictions fondamentales sur lesquelles repose sa philosophie : alors qu’elle a longtemps été louée (ou vilipendée) en tant que métaphysique spéculative, des approches récentes s’estiment en mesure de contourner ce problème. Les arguments hégéliens semblent alors pouvoir être reconstruits et évalués indépendamment des convictions métaphysiques professées par leur auteur ; la « conscience de soi métaphysique » de Hegel ferait en quelque sorte écran au potentiel rationnel et normatif de cette pensée. D’autres lectures actuelles résistent à une telle façon de voir : dissocier les analyses hégéliennes de leur arrière-plan métaphysique serait les priver de ce qu’elles ont de plus tranchant, les ramener au niveau de ce que Hegel nommait la pensée d’entendement. À vouloir actualiser sa philosophie, ne la condamne-t-on pas à l’insignifiance ?
Ce débat, au cœur du commentaire hégélien actuel, s’est développé au mois de juin 2009 à l’Université de Poitiers et à la Sorbonne, lors d’un colloque international qui a réuni au total plus de vingt contributeurs comptant parmi les commentateurs les plus réputés de Hegel. Ce volume contient les textes qui y ont été présentés. Il constitue une pièce majeure de la discussion contemporaine autour de cette philosophie et montre combien Hegel est plus que jamais présent.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49787 2022-07-13 Jean-François Kervégan et Bernard Mabille CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Zygmunt Bauman Zygmunt Bauman est une figure majeure de la sociologie européenne. Son œuvre est dominée par l’inquiétude provoquée par la succession des crises politiques, économiques, morales qui affectent nos sociétés contemporaines. Du Coût humain de la mondialisation à L’éthique a-t-elle une chance dans un monde de consommateurs ?, ses travaux portent un diagnostic corrosif sur notre époque sans se laisser enfermer dans des cadres théoriques trop univoques.
Diversifiant les angles d’interprétation, engagé dans un constant dialogue avec une multitude d’auteurs, de Camus à Levinas, de Gramsci à Arendt, Bauman parvient à embrasser la complexité des phénomènes sociaux en couvrant des champs de réflexion a priori hétérogènes – de l’interrogation sur le statut de l’Holocauste dans l’histoire de la modernité industrielle à l’avènement du consumérisme dans nos sociétés devenues « liquides ». C’est cette exigence critique singulière que nous rend présent Pierre-Antoine Chardel dans cet essai, le premier en français consacré à ce penseur hors norme.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/49922 2022-07-13 Pierre-Antoine Chardel CNRS Éditions fr CNRS Éditions
L’idéalisme hégélien Notion équivoque et polémique, l’idéalisme a souvent été assimilé à une posture intellectuelle abstraite, oublieuse de son ancrage naturel et social. Dénoncée par Marx et Nietzsche, cette notion fut centrale pour la philosophie classique allemande, en particulier Hegel. Explicitement assumée, revendiquée même, elle désigne l’orientation spéculative fondamentale du hégélianisme, mais aussi toute philosophie qui s’engage avec cohérence dans une démarche théorique : « Toute vraie philosophie est un idéalisme », affirme Hegel.
Faisant ressortir l’originalité radicale de la conception hégélienne de l’idéalisme, Olivier Tinland confronte cet engagement philosophique aux doctrines majeures de la modernité, de la métaphysique rationaliste et de l’empirisme moderne jusqu’aux différentes incarnations de l’idéalisme allemand (Kant, Fichte, Schelling). Cette confrontation aux pensées majeures de la modernité sert de toile de fond à l’explicitation progressive de la démarche philosophique de Hegel, dont l’ambition est ainsi approchée au plus près : moyennant le dévoilement de l’idéalité du réel, rendre compte, d’un même geste, du statut de la réalité, de la manière dont nous nous rapportons à elle et du mode de validation spécifique du discours philosophique.
Plus largement, cet ouvrage invite à se demander dans quelle mesure la stratégie spéculative de Hegel trouve un écho dans les débats métaphysiques et épistémologiques contemporains sur la vérité, l’expérience, l’objectivité ou le réalisme.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50110 2022-07-13 Olivier Tinland CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Comment fonder la philosophie ? La question de la légitimation de la philosophie est l’un des fils conducteurs de l’idéalisme allemand. Dans la première génération des successeurs de Kant en effet, certains ont pour ambition explicite de reprendre ses résultats, mais d’une manière suffisamment justifiée pour répondre aux objections sceptiques. D’autres, en revanche, décident de s’installer dans le renoncement à la fondation systématique, accusant la raison discursive d’être incapable de saisir la vie et la liberté.
Quels sont, chez les auteurs de l’idéalisme allemand, les arguments qui plaident en faveur d’un fondement du discours philosophique ? Un tel principe est-il théorique ou pratique, inaugural ou terminal, intuitif ou discursif, tel qu’il adopte la forme d’une proposition singulière ou tel qu’il se confond avec le tout du discours ? En somme, l’enjeu est d’examiner, sous un point de vue nouveau, le thème de la raison dans l’idéalisme allemand.
La question est ici abordée dans une perspective historique autant que systématique. La variété et la richesse des études témoignent de la vitalité des recherches actuelles sur l’idéalisme allemand.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50255 2022-07-13 Gilles Marmasse et Alexander Schnell CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Bergson ou l’humanité créatrice Y a-t-il une pensée consistante de l’art chez Bergson ? Existe-t-il une « philosophie politique » bergsonienne ? Ces deux questionnements, apparemment distincts, sont bel et bien traités et reliés chez l’auteur. Ils trouvent leur fondement au cœur d’une conception de l’homme, dont les contours sont tracés dans L’Évolution créatrice à l’intérieur du problème métaphysique de la vie. Partant de la question anthropologique, telle qu’elle se pose à partir de l’affirmation théorique du concept de création, Nadia Yala Kisukidi propose une lecture originale de Bergson perturbant les frontières de chaque livre et développant de nouveaux axes problématiques : peut-on parler d’un humanisme bergsonien ? Quels sont les enjeux psycho-sociaux d’une compréhension de l’homme centrée sur le concept de création ? L’artiste figure-t-il un modèle singulier d’humanité ? Pourquoi la promotion de la démocratie et des Droits de l’Homme tient-elle tout autant de la proposition politique effective que de la réaffirmation nette des résultats de la métaphysique de la vie ?
Si la question de l’art a pu sembler opaque à cause d’une absence de livre, et si celle de la politique apparut suspecte du fait de son ancrage dans la philosophie de la vie et des engagements de l’auteur au XXe siècle, cet ouvrage, en montrant que le problème de l’émancipation de l’homme constitue une des inquiétudes du bergsonisme, se présente comme une contribution majeure au renouveau des études bergsoniennes.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50357 2022-07-13 Nadia Yala Kisukidi CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Charles Taylor Avec L’Âge séculier (2007), Charles Taylor couronnait une œuvre consacrée à la genèse de la modernité et à la pensée du multiple. Il reconstituait la diversité des moments et des réflexions qui menèrent à un âge séculier, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mais loin de constituer une synthèse humaniste, laissant derrière lui l’âge théologique, celui-ci éclate à son tour aux XIXe et XXe siècles, par un « effet supernova » comme Taylor l’a joliment appelé, en une multitude de galaxies nouvelles, où les athéismes côtoient des humanismes déistes mais aussi des « retours de Dieu » surprenants d’expressivité.
Ce sont les diverses facettes remarquables de cet Âge séculier que traitent les auteurs de ce livre : sa place dans l’œuvre de Taylor, sa théorie complexe de la sécularisation, certains de ses moments historiques, son intérêt – ou non – dans l’actualité des religions.
Une confrontation à un maître ouvrage, qui contribue à forger des instruments de pensée permettant de dépasser le conflit entre laïcité intransigeante et « accommodements raisonnables ».

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50482 2022-07-13 Sylvie Taussig CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Un nouveau libre arbitre Le « libre arbitre », cette capacité à choisir librement ou encore à déterminer notre propre volonté, semble menacé par les avancées de la psychologie et des neurosciences contemporaines. Or, certaines interrogations philosophiques doivent être résolues avant de tirer les conséquences de ces résultats empiriques : le déterminisme causal, qui est au fondement de toute démarche scientifique, est-il compatible avec la notion de libre arbitre ? Quel type de relation entretiennent l’esprit et le cerveau ? L’examen de ces problèmes fondamentaux constitue le préalable à l’interprétation des données issues des neurosciences, en particulier des expériences de Benjamin Libet qui ont semblé remettre en question l’efficacité causale de nos décisions conscientes. Par ailleurs, il est légitime de se demander si les limites de la conscience et le rapport qu’elle entretient avec les processus inconscients, qu’ils relèvent de l’Inconscient freudien ou de l’ « inconscient cognitif » mis en lumière par les neurosciences, constituent un frein à l’exercice de notre liberté.
Cet ouvrage esquisse une solution nouvelle à ces questions. Il montre comment la psychologie et les neurosciences, bien que menaçant la conception traditionnelle du libre arbitre, permettraient de concevoir en leur sein même une redéfinition de cette notion, envisagée comme une capacité relative et non plus absolue, nécessitant un apprentissage.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50712 2022-07-13 Krystèle Appourchaux CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Michel Foucault, un héritage critique Les écrits de Michel Foucault sont stratifiés, hiérarchisés, entre les livres, les entretiens et les cours au Collège de France, mais ils sont surtout disséminés dans leurs usages. Désormais, et en plus de l’histoire des sciences et de la philosophie, les « effets » Foucault sont palpables sur la théorie de la littérature et du cinéma, l’histoire culturelle et sociale, les théories du genre, la pensée politique, les sciences de gestion…
C’est dans ce chantier ouvert que se situe cet ouvrage. Il s’agit pour Jérôme Lamy, Jean-François Bert et leur équipe de spécialistes de resituer et d’analyser une pensée empruntant des questionnements à d’autres champs, de la psychologie à l’économie, de la science politique à la géographie, tout en ne se réclamant pas de ces sciences humaines et sociales. Pour comprendre la position de Foucault, les grands axes méthodologiques qu’il a parcourus sont retracés, telle l’archéologie, l’épistémè, la problématisation. Les concepts, des ouvrages maintenant classiques aux cours et à l’histoire de la sexualité, sont également revisités. Cette lecture critique des écrits et des usages de Foucault permet de le confronter aux analyses les plus récentes en sciences sociales, comme les postcolonial studies, ou de suivre les dialogues engagés (parfois à distance) avec des auteurs comme Norbert Elias, Michel de Certeau et Pierre Bourdieu.
Un inventaire aussi rigoureux qu’éclairant.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/50867 2022-07-13 Jean-François Bert et Jérôme Lamy CNRS Éditions fr CNRS Éditions
La politique et l’âme Depuis près de quarante ans, Pierre Manent trace une voie originale et féconde. Ses livres interrogent les formes politiques qui donnent sens à l’expérience historique, de la cité grecque aux nations européennes, en passant par l’Empire romain et l’Église chrétienne.
Cet ouvrage, le premier entièrement consacré à Pierre Manent, aborde les grands thèmes de son œuvre, autour de trois axes : la philosophie, la politique et la religion. Il examine également les principales étapes de la pensée politique : Aristote, Machiavel, Pascal, Tocqueville… L’histoire et la philosophie politique éclairent les enjeux du présent, en particulier la crise de la démocratie et de la nation en Europe. Pour Pierre Manent et ceux qui s’en inspirent, la politique constitue le fait générateur des sociétés humaines. Elle façonne l’humanité de l’homme, qui se réalise dans la vie en commun. Aller vers la politique, c’est aller vers l’âme.
Une incitation à lire et relire une œuvre forte et pénétrante.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/51082 2022-07-13 Giuilo De Ligio, Jean-Vincent Holeindre et Daniel J. Mahoney CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Hegel & Freud Quoi de commun entre une philosophie idéaliste qui fait de l’inconscience un moment de la conscience, qui est une philosophie de la liberté, un travail de synthèse, qui exhibe les déterminations universelles de l’action des hommes, d’une part, et, d’autre part, une théorie psychanalytique, matérialiste et assez déterministe, qui pose l’existence d’un inconscient en soi, dispositif d’analyse, œuvrant à dégager les mobiles psychologiques individuels profonds des actes ?
Ces deux grandes pensées ne partageraient-elles pas une certaine entente de la négation comme négativité ? Alors que leurs critiques respectives les plus sérieuses en font des instruments de pensées où tout fait sens, où le sens y serait toujours plein, un et mien, Claire Pagès, relisant et confrontant les textes, esquisse et déploie une autre approche.
C’est en faisant droit et place à tout ce qui ne fonctionne pas (dyfonction), à ce qui diffère (dis-fonction) et à ce qui marche tout seul (automatisme) que se découvre une certaine communauté entre ces deux penseurs.
Une relecture des textes hégéliens et freudiens qui invite à découvrir ce qui en eux donne à penser les « intermittences du sens ».

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/51410 2022-07-13 Claire Pagès CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Nous, Machiavel et la démocratie Il est commun, aujourd’hui, d’associer la démocratie au consensus, et ce d’une double manière : d’une part en admettant qu’elle est le meilleur régime politique possible, d’autre part en considérant que l’accord vaut intrinsèquement mieux que le désaccord, et l’entente que le conflit. La qualité de la démocratie tiendrait à ses débats publics, qui à la fois rendent possible la confrontation des points de vue, tout en y mettant fin par l’obtention de consensus éclairés et légitimés par la règle de la majorité.
Et si le conflit, au contraire, dans certaines conditions, devait servir de principe à la vie politique ? Il ne suffit pas de vivre en démocratie pour rendre la démocratie vivante. La démocratie n’est pas un régime mais un questionnement. Elle exige des citoyens une interrogation continue sur le bien commun à suivre.
Machiavel n’était pas un démocrate. Mais c’est étrangement en actualisant sa pensée, dans le sillage des travaux de Lefort, qu’il est possible d’associer le conflit civil avec l’imaginaire social pour redynamiser la démocratie par la tension conflictuelle entre l’idéologie et l’utopie. Penser la démocratie à partir de ce que donne à penser Machiavel : voilà ce que s’efforce de faire Sébastien Roman, pour proposer dans une perspective républicaine le modèle d’un espace public dissensuel.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/51705 2022-07-13 Sébastien Roman CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Ronald Dworkin ou la valeur de l’égalité Originale et engagée, l’œuvre de Ronald Dworkin (1931-2013) s’impose désormais à l’égal de celles de John Rawls et de Jürgen Habermas. Connu d’abord comme philosophe du droit, avec entre autres Prendre les droits au sérieux (1977), il a développé une philosophie politique propre, notamment dans Justice pour les hérissons (2011).
C’est ce parcours de pensée que retrace Alain Policar. Outre sa puissante réflexion sur le droit proposant une alternative au positivisme et au réalisme juridiques, Dworkin opte pour le choix moral de l’égalité et tente de trouver un fondement métaphysique aux valeurs qu’il défend.
La volonté de ne pas séparer le droit, la morale et la politique est une de ses positions constantes. Elle lui permet d’apporter des réponses concrètes aux interrogations des démocraties contemporaines (avortement, discrimination positive, justice sociale).
La première monographie en langue française consacrée à ce philosophe américain, actif débatteur et interlocuteur des plus grands auteurs contemporains, dont John Rawls et Isaiah Berlin à propos de la compatibilité de la liberté et de l’égalité.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/51887 2022-07-13 Alain Policar CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Patočka Jan Patočka (1907-1977) compte parmi les philosophes qui, comme Merleau-Ponty ou Dufrenne, ont exploré de nouvelles voies en phénoménologie. En particulier, son œuvre ouvre la voie à une philosophie de la naissance, même si elle ne s’organise pas autour d’elle.
« La naissance de quoi que ce soit, écrit Renaud Barbaras dans sa préface, désignant l’événement et le moment de son avènement ne peut coïncider avec la présence de ce qui naît, sans quoi il serait toujours déjà et ne naîtrait donc pas. » C’est l’articulation entre l’appartenance au monde et la différence subjective qu’explore et construit Frédéric Jacquet dans cet essai nourri et ample, confrontant la démarche de Patocka à celle de Merleau-Ponty, Maldiney et Ricœur.
Le sujet appartient de part en part au monde tout en s’en distinguant : c’est dans ce cadre qu’il faut lire les notations de Patočka sur la naissance, celle-ci étant l’identité réalisée d’une appartenance, sous l’espèce de la filiation biologique et ontologique, et d’une rupture, synonyme de la venue d’une liberté au monde qui est aussi une liberté pour le monde.
Cette philosophie de la naissance, appelée par la phénoménologie, contribue à ce que l’auteur appelle une « anthropophénoménologie », où la question de la mort se trouve investie d’une manière inédite.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/52005 2022-07-13 Frédéric Jacquet CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Leo Strauss philosophe politique Leo Strauss (1899-1973) est certainement un penseur majeur du XXe siècle. Lui qui a rouvert des procès jugés depuis longtemps – la querelle des Anciens et des Modernes, ou encore l’opposition entre la raison et la révélation – fait l’objet de commentaires contradictoires, le présentant comme un penseur tantôt fondamentalement apolitique, uniquement soucieux de redonner sens à la vie philosophique, tantôt secrètement politique, servant les forces les plus conservatrices des États-Unis.
Ce livre entreprend d’abord de retrouver en Strauss un des philosophes politiques les plus stimulants de son siècle, c’est-à-dire un philosophe soucieux de comprendre et d’éclairer les phénomènes politiques. Il faut toutefois convenir qu’abordée sous cet angle, son œuvre présente un singulier paradoxe. Car si Strauss plaide avec force pour un retour à la compréhension classique des régimes politiques, il se montre en même temps très réticent à analyser les différents régimes et clivages du monde moderne. Plus étonnant encore, alors qu’il en appelle à une science politique qui soit fidèle à l’appréhension citoyenne des phénomènes, il ne cesse de relativiser, à propos de son époque, les différences entre communistes, progressistes et conservateurs.
En somme, entre sa conception de la bonne science politique, et sa manière presque apolitique de traiter de la modernité, il existe un déroutant hiatus. C’est ce problème plus spécifique que nous explorons ici.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/52092 2022-07-13 Adrien Louis CNRS Éditions fr CNRS Éditions
Hegel anthropologue Contrairement à une idée reçue, Hegel n’est pas un penseur perdu dans des abstractions logiques. La folie, la mort et l’éducation sont au centre de la pensée du philosophe allemand et forment un ensemble cohérent, concourant à caractériser l’homme comme une nature en conflit entre une particularité figée et un universel auquel il lui faudrait s’élever.
Les réflexions anthropologiques essaiment dans l’ensemble de sa pensée et contribuent à forger une réflexion stimulante qui, partant de l’homme comme être du possible, s’attache à dégager les modalités de sa réalisation grâce à la technique et à la formation.
En adoptant une perspective dynamique, la pensée de Hegel rencontre certains enjeux contemporains touchant à ce que l’homme pourrait être, en particulier les thèses du transhumanisme. Loin de trancher dogmatiquement en faveur ou en défaveur d’une anthropotechnique, elle nous offre certains réquisits normatifs et nous donne les éléments d’une éducation au possible reposant sur une culture de la décision.
L‘auteur dessine ainsi une voie hégélienne de réponse au posthumanisme.

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https://0-books-openedition-org.catalogue.libraries.london.ac.uk/editionscnrs/52187 2022-07-13 Guillaume Lejeune CNRS Éditions fr CNRS Éditions